Depuis ces dernières années, l’avènement des véhicules électriques a considérablement changé le paysage automobile. Marqués par leur silence, leur douceur de conduite et leur engagement écologique, ces véhicules, allant de marques connues comme Renault, Peugeot, et Tesla, attirent de plus en plus d’adeptes. Pourtant, une ombre plane sur ce tableau idyllique : la montée en flèche des plaintes liées au mal des transports. Que se passe-t-il donc au cœur de ces voitures électriques ? Pourquoi un nombre croissant d’usagers fait-il l’expérience de nausées, de vertiges, ou de malaises au moment de se déplacer en voiture électrique ? Plus que jamais, il est temps d’explorer ce phénomène intrigant.
Pourquoi les voitures électriques amplifient-elles le mal des transports ?
Les voitures électriques remettent en question notre perception des trajets. Contrairement aux véhicules thermiques qui provoquent vibrations et bruits de moteur, ces modèles silencieux, comme ceux proposés par Nissan ou BMW, manquent de repères sensoriels habituels pour les passagers. Ce manque de stimulation, associé à l’absence des champs auditifs traditionnels, peut induire une sensation de déséquilibre. En effet, lorsque le moteur ne gronde pas, le cerveau perd l’un de ses principaux outils de navigation : le signal auditif. Cela complique la tâche de notre cerveau pour anticiper les mouvements, voire créer un sentiment de vertige.
Des études récentes témoignent de cette difficulté d’interprétation. En 2024, des chercheurs ont constaté que les passagers des véhicules électriques, exposés à ce silence, avaient plus de chances de souffrir de mal des transports par rapport à ceux qui prenaient place dans des voitures traditionnelles. Cela peut s’expliquer par des phénomènes comme l’accélération fluide que permet la technologie électrique. Les voitures électriques, notamment celles de Volkswagen et Hyundai, offrent une conduite plus linéaire et moins saccadée, ce qui peut rendre difficile pour le cerveau de percevoir des changements de vitesse qu’il associe à une conduite classique.

Pour les usagers, il s’agit ainsi d’une nouvelle expérience sensorielle. Il est intéressant de noter que les générations futures, qui grandissent avec des voitures comme celles de Kia et Ford, seront probablement mieux adaptées à ces nouvelles dynamiques. Selon William Emond, doctorant à l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard, ces individus seront moins susceptibles de ressentir des symptômes de mal des transports, car leur cerveau aura appris à gérer cette rupture sensorielle. Mais pour les adultes d’aujourd’hui, cette problématique peut entraîner de véritables défis.
- Incompréhension des signaux de mouvement
- Accélérations et freinages non perceptibles
- Déséquilibre sensoriel accru
| Marque | Type de véhicule | Risques de mal des transports |
|---|---|---|
| Renault | Zoé | Modéré |
| Tesla | Model 3 | Élevé |
| Peugeot | e-208 | Modéré |
| Nissan | Leaf | Élevé |
| BMW | i3 | Modéré |
Les caractéristiques spécifiques des voitures électriques et leur impact sur la cinétose
Les progrès technologiques ont transformé les véhicules électriques, apportant avec eux des caractéristiques uniques qui peuvent augmenter le risque de cinétose. Par exemple, des marques comme Citroën et Hyundai ont introduit des technologies de freinage régénératif qui permettent de ralentir la voiture sans provoquer d’à-coups. Bien que cette innovation soit bénéfique pour une conduite écoénergétique, elle peut également contribuer à dérégler les repères sensoriels traditionnels des passagers.
Les véhicules électriques sont en outre souvent dotés d’un système de suspension qui privilégie le confort au détriment de la sensation de route. En conséquence, les passagers ne ressentent pas les impacts physiques des irrégularités de la route, ce qui peut créer un décalage cognitif vis-à-vis des mouvements réels du véhicule.


